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18 juin 2017

La solitude (3)

Ce titre fait référence aux précédents articles de novembre et de juillet. 

Cela va bientôt faire un an que j'ai été poussée de force sauté à pied joints dans cette nouvelle vie. Le plus dur a été évidemment de me retrouver toute seule après avoir vécu toute ma vie en famille, collocation puis concubinage.

Fig 1. En vrai c'est moi qui rassure les autres

Je le répéterai jamais assez, mais dans mon malheur j'ai eu la chance d'être extrêmement bien entourée. J'ai une cellule amico-familiale qui m'a coucougnée (oui je viens du sud) H24 pendant près de deux mois. Un relai presque ininterrompu de câlins, mouchoirs, mots doux et autres crumbles. Des soirées pyjamas aux voyages, des journées au bord de l'eau aux feux d'artifices sur la plage, j'ai vécu à la fois le plus dur et le plus doux des étés.

Fig 2. Moi il y'a 6 mois

La vraie solitude, je ne l'ai jamais connue, et je ne la souhaite à personne. Je pensais être bien placée pour en parler, mais c'était juste mon désespoir qui s'exprimait.

A chaque article un peu triste que j'écrivais, j'avais systématiquement des retours de mes amies pour savoir comment ça allait et si l'on pouvait se voir.




Fig 3. Tmtc
J'ai toujours eu des gens pour m'épancher et me remonter le moral. J'en avais conscience, mais des fois j'avais juste envie d'aller mal dans mon coin et de pleurer sur mon sort un bon coup. Il fallait aussi peut être que tout ça sorte pour passer à autre chose.

Il m'a fallu du temps et une dose de courage pour venir à bout de tous ces cartons remplies de ma vie d'avant que j'avais laissé dans un coin de mon appart. Un bon paquet de nuits à dresser mon chat à dormir collé contre moi sous la couette. Des mois avant de ne plus regretter mon appartement parisien.

Aujourd'hui, je suis heureuse d'habiter seule, de recevoir parents et amis quand ça me chante, de me planquer dans ma chambre avec un bol de céréales et une série quand j'ai la tête à rien d'autre, de jouer de la batterie ou de la flûte sans déranger personne (hmm mes voisins passent pas par là ?).

J'adore passer du temps chez mon copain dans son immense colloc, me siffler des bières dans son jardin et cuisiner pour un régiment. Mais je suis contente de rentrer chez moi, retrouver mon chat et ma tranquilité de pré-trentenaire. Saluer mes voisins, faire mes courses à côté, traîner en ville ou dans le parc.
Fig 4. Quotidien
J'aime vraiment ma vie telle qu'elle est. Quand je repense à ces derniers mois, aux litres de larmes et de sueur versées, je me dis que tout ça valait le coup. Sur le moment on a l'impression de pas en voir la fin, de pas y trouver de sens tellement la situation nous semble absurde. Puis finalement le vent finit par tourner et on porte un regard nouveau sur tout cela.

13 février 2017

Insomnies









                                                                ... 4h12 plus tard ...



Article dédié à Lyse, Coline, Yulizh et autres copines ou ex-copines de super héros super occupés...

15 janvier 2017

Entre deux O

Ce soir je me demande quand est-ce que l'on peut vraiment dire que l'on est passé à autre chose... Quand on est heureux dans notre nouvelle vie ? Ou quand l'ancienne ne nous manque plus ?

Fig 1. Non ce n'est pas le motif de mon prochain tattouage

Je me souviens, le lendemain de ma rupture, je suis allée courir en forêt pour simplement arrêter de penser. Et soudain, j'ai entraperçu l'immensité du temps qu'il me restait à vivre sans lui. J'en ai eu le vertige, la nausée presque. J'ai accéléré le rythme pour vraiment arrêter de cogiter sur tout ça.

Passer à autre chose, d'accord, je peux l'envisager. Concrètement je ne pense vraiment pas qu'il puisse un jour réparer ce qu'il a cassé. C'est triste de renoncer à lui, mais je ne me sens plus capable de reconstruire quelque chose avec mon ex alors que j'ai déjà eu tant de mal à me relever toute seule.

Mais j'imagine que c'est quand même normal que la vie avec lui me manque. Je veux dire, c'est franchement plus simple d'avancer à deux que tout seul, surtout quand tous les gens autour de soi sont dans cette configuration. Puis j'étais heureuse, c'est plutôt sain d'aspirer au bonheur non ?

J'ai l'impression d'être sortie complètement rincée de cette histoire. C'était facile de l'aimer. Aujourd'hui mes sentiments sont plus emmêlés qu'un casse tête chinois. Je sais plus si l'amour c'est bêtement une histoire de contexte et de moment opportun, une question de volonté, ou juste un formidable hasard.

Fig 2. Mais bon sang mais c'est bien sûr

J'imagine que ça reviendra un jour. Les projections, les projets, l'évidence. Je suis même pas triste. Peut être un peu blasée si vraiment je dois le concéder. Mais en fait d'un certain côté, ça me repose de ne plus avoir à penser à tout ça. De n'avoir que mon chat et ma pomme à gérer au quotidien.

Quand je vois les efforts que font certains pour maintenir leurs couples à flots, pour ne pas se retrouver seul, j'ai vraiment de la peine. Mais d'un autre côté, je me dis qu'il y a quelques mois, si je m'étais retrouvée à leur place, j'aurais été bien incapable de partir moi aussi.

Bon maintenant va pour conclure cet article décousu qui part dans tous les sens. En ce moment je ne me projette plus et ça me va plutôt bien. Mon cœur est au repos, mon cerveau occupé à d'autres tâches. Ils continuent d'assurer leurs fonctions primitives, apprécier une discussion, un sourire ou une photo. Penser à quelques souvenirs heureux. Savoir ce qui nous fait plaisir et ce que l'on préfère éviter.

Fig 3. "It's alive!"

Je suis heureuse, je ne sais pas si c'est contextuel, une question de volonté, ou juste un formidable hasard.

10 janvier 2017

La reprise

Fig 1. Les vannes sont ouvertes
Comme je vous l'expliquais dans mon dernier article, cette période de fêtes a été un peu compliquée.

Je pensais avoir un nouveau passage à vide en rentrant, et à vrai dire il s'est produit exactement l'inverse.

Je me rends compte que finalement ma nouvelle vie est beaucoup plus adaptée à mon "célibat" que l'ancienne, restée en partie chez mes parents. Là bas, mon propre reflet me rappelait mon ex. Quelque chose de désespéré dans les yeux j'imagine.

Vendredi matin, après avoir pleuré un bon coup en écrivant l'article sur mes grands parents, j'ai longuement regardé le miroir de ma salle de bain, un peu groggy, mais surtout profondément surprise de n'y trouver que cette silhouette que je connais si bien. J'ai réalisé que je ne voyais pas du tout mon ex dans cet appartement.

Fig 2. Life is cucu
J'ai été la première étonnée de la douceur de cette semaine de reprise. Les retrouvailles avec mes amis, les regards amoureux que me lançait mon filleul entre deux cuillères de riz, le plaisir de retourner travailler dans une ambiance qui sent encore un peu les rêves d'enfants et la cannelle, mon frère et ma belle sœur venus se réchauffer quelques jours en France...

En fait, je crois que tous les efforts que j'ai fournis, plus par instinct de survie que par réelle conviction, pour essayer de me construire un quotidien plutôt chouette sont entrain de porter leurs fruits.

Moi qui me targuait de vouloir bouger à tout prix dès septembre je me surprends à imaginer ma vie encore quelques temps dans ce coin. J'ai des dizaines de projets en tête, et en bonne balance que je suis, en ce moment je change de futur comme de culotte (et je suis plutôt clean de ce côté).

Mais ce qui me laisse penser qu'en ce moment ça va plutôt bien, c'est qu'aujourd'hui, rester ici en est un.

6 janvier 2017

Les fêtes

Fig 1. Look casual esprit de noël
Ce serait mentir que de dire que ces premières fêtes sans mon ex n'ont pas été plus compliquées que les autres.

Je ne parle pas des vacances en général, car mes parents ont l'habitude de me voir glander en pyjama toute la journée et glandouiller sur l'ordi des heures durant (#décompression).

Mais pour Noël on a l'habitude de recevoir la famille proche (et moins proche) pendant plusieurs jours, et outre la quantité phénoménale de boulot que ça demande quand on reçoit une trentaine d'adultes à manger, il a fallu y ajouter toute l'énergie pour faire bonne figure et montrer que "ça va!" avec un grand sourire.

Sauf que la maison de mes parents c'est un labyrinthe piégeux, remplis de souvenirs tendres et (il faut l'avouer) encore un poil douloureux.

Comme je vous l'expliquais ici il y'a plusieurs mois, j'ai l'impression que la rupture consiste en une longue succession de "lâcher prise", et en gros, quand je rentre dans cette ville où l'on s'est rencontrés il y'a 16 ans, c'est un peu plus compliqué que le reste du temps.

On a traîné dans ces rues, dans les pièces de cette maison tellement de fois que je croise son esprit malin derrière chaque porte de chambre ou de placard. Il est devenu le vilain fantôme que j'ai toujours craint de rencontrer dans cette immense et vieille baraque.

Fig 2. Bienvenue au club
Il faut aussi dire qu'hormis mon grand père, il n'y avait que des couples chez nous pendant les fêtes. Je crois que lui et moi on avait un peu de mal. Mon grand père il me parle souvent de son passé, de ses souvenirs avec ma grand mère. C'est drôle parce que toute ma vie j'ai eu l'impression que mes grands parents n'étaient pas si heureux ensemble.

Ma mamie avait le même caractère de chien que mon père (et moi), et ils s'envoyaient gentiment bouler à longueur de repas de famille. Mais depuis qu'elle est tombée malade puis décédée, j'ai réalisé tout l'amour qu'il y avait entre eux et que j'avais occulté pendant des années avec mes a priori.

J'aime bien l'écouter raconter, mon grand père, j'ai l'impression qu'il a vécu tellement de vies différentes qu'il ne radote presque jamais. Souvent il s'inquiète de savoir comment je vais, si ça se passe bien au boulot, si je suis heureuse à l'autre bout de la France.

Fig 3. En vrai mon papy il a pas de lunettes
J'aime pas qu'il s'inquiète, mon grand père, du coup j'insiste toujours sur les bons côtés, je positive et change gentiment de sujet si celui-ci est un peu sensible. Je lui raconte jamais rien de trop trop personnel.

J'ai mis près d'un mois cet été à lui avouer que je m'étais séparée, parce qu'il ne comprenait déjà pas que je puisse partir en vacances sans mon ex aussi souvent (et sans lui écrire de lettre tous les jours) alors une rupture définitive ça devait lui sembler inconcevable.

Mon ex aimait beaucoup mes grands parents et c'était réciproque. Il rigolait toujours aux blagues de mon papy et se resservait 3 fois de la purée de ma grand mère.

Des fois ça me rend un peu triste de me dire que c'est le seul de mes copains qui aura eu la chance de les connaître tous les deux.

Dimanche dernier, mon grand père m'a demandé, tout désolé, si c'était vraiment fini avec mon ex. Je crois en fait que ça m'a plus touchée qu'attristée, que pour une fois il m'interroge sur un sujet aussi personnel. Alors j'ai pris une grande inspiration et j'ai répondu :

"Oui. Mais ça va"

23 décembre 2016

Noël


Fig 1. Soft kitty, warm kitty, little ball of fur
C'est la première année où je n'attends pas Noël avec impatience.

Je n'ai pas décoré mon appartement parce que je trouvais ça déprimant de me retrouver tous les soirs dans un appartement, qui sent la cannelle et les souvenirs d'enfants, seule avec mon chat.


Je ne me suis occupée d'aucun cadeau avant cette semaine, et le pire c'est que je ne ressentais ni stress ni culpabilité, j'étais juste profondément pas concernée par tout ça.


Bon en vrai j'avais quand même trouvé celui de mon filleul de 15 mois parce que même si je suis devenue une porte de prison hermétique aux pères noëls bouffis et aux steaks de rennes, c'est impossible d'être insensible à tant de mignonitude condensée dans 9 kilos de douceur.



Quand je fais mon travail d'introspection, j'ai l'impression que ce désintérêt total et inhabituel est signe d'un malaise profond voire d'une dépression sous-jacente que j'essaie de dissimuler sous des montagnes d'auto-persuasion depuis des mois. Mais comme je suis un peu hypocondriaque sur les bords, je me dis que j’extrapole un peu tout ça.



Le garçon que je fréquente depuis quelques mois -et que j'avais promis de ne plus jamais évoqué sur ce blog parce que 1) il lit ce blog et 2) tout ce que je peux écrire ici vous pouvez être sûr que dès le lendemain je penserai l'inverse- m'a partagé à de nombreuses occasions sa théorie : "Ou fond Leah, tou est complètement déssespélée même si tou dit les contraires" (oui un peu d'italian bashing n'a jamais fait de mal #racism-is-so-2016 #parmigianoreggiano).


Là encore, impossible de savoir s'il est dans le vrai étant donné que lui même projette sa mélancolie sur moi et qu'il analyse ma propre rupture par le filtre biaisé de la sienne. Ok, dit comme ça, on a l'air de former une belle équipe de bras cassé (ce qui n'est pas faux) mais on partage le même amour des burgers, des sculptures électromécanomaniaques et des balades près de la seine, et pour moi aujourd'hui c'est suffisant.

Fig 2. That's the dream

Y'a d'autres indices qui tendent à me faire penser que mon moral n'est pas au top ces dernières semaines. Le fait que mon déménagement s'éternise et que je n'achète plus de chaussures à talon. Oui non mais je suis un peu débile comme fille, mais que je fasse passer mon confort avant l'esthétique de mon molet, j'ai l'impression que c'est plus le signe d'un désengagement total envers moi même (et la gente masculine) qu'une véritable émancipation féministe.


Évidement que j'appréhende ces fêtes de fin d'année, de passer mon réveillon à rassurer ma famille que je-vais-bien-ne-vous-en-faites-pas, marcher dans ces rues où on a accumulé tant de souvenirs depuis cette rentrée de 6ème où je l'ai rencontré. De fêter le nouvel an plutôt que de célébrer nos dix ans de couple.


Finalement j'ai plutôt pas mal de raisons de pas aller tout à fait bien ce mois-ci.

Mais cette semaine, j'ai enfin fini de déménager et je me suis achetée deux paires de chaussures à talons, c'est plutôt bon signe ? Non ?


Fig 3. To be or not to be

18 décembre 2016

Bordel

Fig 1. Mode d'emploi de mon cerveau
En ce moment ma vie c'est un énorme bordel. Je n'arrive plus à écrire car j'ai beaucoup de mal à démêler mes pensées, à différencier mes envies de mes fantasmes, mes déceptions réelles des factices, le bonheur du désespoir, les sentiments de leur absence. Des fois j'ai l'impression de ne plus rien ressentir. D'autres d'être dépassée par l'intensité de mes émotions. C'est le bordel en effet.


C'est fou à quel point une relation peut nous définir. En perdant mon ex, je me suis perdue. J'ai l'impression d'avoir tellement changé... Ma vie a changé, et je me retrouve à ressentir des émotions, positives ou négatives, que j'aurais abhorré il y a plusieurs mois. Et moi je dois gérer avec tout ça, alors qu'au fond, je suis peu ou prou la même personne qu'il y a 5 mois.


Des fois j'ai l'impression que c'était hier, souvent j'ai l'impression que c'était une autre vie. Et je me rends schizophrène, à combattre mes vieilles habitudes, à rejeter ces souvenirs trop tendres, à freiner mon imagination quand je me perds dans mes pensées.

C'est étrange de m'asseoir sur le même canapé, de mettre mes pieds sur la même table basse,  de regarder la même tv. Même le foot me manque. Je suis pas désespérée d'être seule, mais je me retrouve désemparée devant le bordel qu'est devenu ma vie. Je me suis embourbée dans une relation bancale, je traîne sur des sites de rencontre sans ambition aucune, j'ai aucune idée d'où j'en suis niveau ratio chemin parcouru/chemin à parcourir.
Fig 2. Plan de vie

Pourtant à côté j'ai tout ce dont j'ai toujours rêvé. Pour la première fois j'ai trouvé un boulot dans lequel je me sens vraiment bien et auquel je me rends sans la boule au ventre. J'ai des amis plus que parfaits qui ont un sixième sens pour sentir quand ça va pas et m'envoyer un snap, m'inviter manger une quiche ou me dire qu'ils m'aiment.

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin. Le désespoir me lasse assez vite. Demain ira mieux.

24 novembre 2016

Ce que j'aime (par dessus tout) dans ma nouvelle vie

Après le teasing d'il y a quelques, je reviens aujourd'hui vous parler de ce qui me fait kiffer ma life depuis mon déménagement, ces trucs qui me font dire que ma vie est pas si pourrie quand je suis au fond du seau, ou qu'elle est carrément mieux qu'avant quand je suis dans une phase euphorique.

Mon nouveau boulot

Fig 1. Mes deux passions dans la vie
Mes copines qui ont l'habitude avec moi vous diront de vous méfier car mon rapport au boulot (et au monde en général) est rarement mesuré, en gros j'alterne des phases "ça j'adore" et "je déteste tout" (vous voyiez déjà venir la prédisposition à la bipolarité avouez). Donc pour rester objective, depuis que j'ai commencé, tout se passe globalement bien et après m'être levée pendant 2 ans la boule au ventre je suis quand même (super) contente.

Pour faire court (et peu précis), j'ai commencé une spécialisation pour soigner exclusivement les enfant, et même si je faisais style d'être sûre de mon choix j'appréhendais vachement de parler "gouttes magiques" et "reine des neiges" toute la journée. Il me faudra encore faire quelques ajustements dans ma pratique mais je suis vraiment ravie d'avoir donné ce tournant à ma carrière pro.



Les cours de batterie

Fig 2. Life
C'était vraiment un énorme regret de mon adolescence, j'ai commencé la batterie il y a 10 ans et en gros, j'ai arrêté il y a 9 ans en rentrant à la fac. Le pire c'est que toutes ces années je me suis trimballée une batterie dans mes appartements successifs, mais pour dire ce qu'il en est, elle servait plus d'étendoir à chaussettes qu'à autre chose.

Bref je me suis inscrite à l'école de musique vraiment sur un coup de tête/chance, et quand je dis coup de chance c'est que j'ai réussi le combo prof trop sympa/cours à 200m de chez moi/créneau parfait. Il faut dire que les quasiment dix années de solfège que mes parents m'ont imposés tous les jeudi soirs ont fini par porter leurs fruits et que je prends vraiment trop mon pied (même si 30 min de pédale non stop c'est un peu violent ^^).


La nature

Fig 3. Banlieue VS Paris
Franchement ayant grandi à deux pas de la campagne/montagne, même si j'adore Paris de tout mon cœur, c'est quand même hyper plaisant de renouer avec la vraie vie. D'aller courir sur des chemins de terre en pleine forêt, de traverser des bois et des endroits bucoliques pour aller au boulot, d'aller manger chez des cousins qui ont un jardin.

En fait, ça m'avait vraiment manqué.


Mes copines

Depuis que j'ai déménagé dans le même département que mes copines, c'est tellement beaucoup plus facile de voir mes copines, d'improviser un verre ou un ciné après le boulot, de faire une soirée raclette en pleine semaine. Bon c'était un peu le but de ce départ de Paris, mais à croire qu'en ce moment je prends plutôt les bonnes décisions.



Les lundis

Fig 4. Internet, ou le rêve d'une vie.

Je dois être la seule personne au monde à kiffer mes lundis, mais autant j'aime beaucoup mon nouvel appart et la vie sociale de banlieusarde que j'ai, autant j'adore passer tous mes lundis dans mon ancien quartier. J'y suis de 9h à 22h, pour mes deux formations continues et les répétitions de l'orchestre dans lequel je joue. Et quand j'ai de la chance il reste même les meilleures crêpes du monde dans ma petite boulangerie préférée et je me prends un gros goûter régressif pour tenir jusqu'au soir.

Bref je m'excuse pour cet article un peu bâteau que j'ai commencé dans un élan d’enthousiasme et que j'ai trouvé tellement cucu et chiant que j'ai mis près d'une semaine à le boucler ^^ Mais félicitations si vous l'avez lu jusqu'au bout ! Je reviendrai rapidement, plus inspirée !


12 novembre 2016

To-do-list 2016

Bon, je sais que 2017 (et ses magnifiques échéances électorales... ou pas) vont vite arriver mais aujourd'hui j'ai eu envie de faire une nouvelle to-do-list pour essayer de trouver un peu de motivation. Je sais pas vous, mais personnellement quand il fait froid et moche comme ça je pourrais passer mes journées entières à regarder des séries bien au chaud dans mon lit, mon chat calé à mes côtés et un grand verre de lait chaud à la main (vous sentez déjà venir la catastrophe hein ?).

En ce moment je suis heureuse, mais j'ai conscience que je suis toujours en équilibre sur un fil et que si je recommence à me laisser aller je risque à tout moment de revenir au stade larvaire dit du "je suis qu'une grosse nouille et même si les gens aiment bien les pâtes en général personne ne veut d'un truc jaune et collant dans son lit".

Bref, je vais donc faire cette liste. Et essayer de m'y tenir.

Fig 1. Ma chambre. Cette oeuvre d'art.
- Finir de vider mes cartons : oui ça fait plus d'un mois que j'ai emménagé et ma chambre est toujours remplie de cartons. Ça donne un petit côté grenier assez réconfortant je dois dire mais bon je suis sûre que psychologiquement parlant y'a plein de conclusions à tirer de cette procrastination.

Et comme une thérapie coûte plus cher qu'un ou deux après midi de rangement, je vais m'y mettre.

Promis. Un jour. Bientôt.

D'accord.



Fig 2. Oui je suis une vraie Princesse qui coud
- Me remettre à la couture : Noël approchant c'est juste le moment idéal pour m'y mettre sans être à la bourre. J'ai une super machine, plein de nouveaux tissus, une copine motivée pour des soirées cousettes-danse avec les stars... On est d'accord, ici aussi je n'ai juste aucune excuse pour ne pas m'y mettre.

- Continuer le topbodychallenge (et le sport en général) : pour le moment j'arrive à m'y tenir malgré l'emploi du temps chargé de ces dernières semaines, j'attaque donc la 4ème semaine. On applaudit. Bon je sais que chez moi la période critique c'est plutôt entre la 6ème et 7ème semaine donc je ne cris pas victoire. Mais pour le moment on tient le bon bout avec ma super copine Méli.


- Commencer mon mémoire : je pense que même avant ma rupture j'étais déjà un peu bipolaire. Genre quand je me suis inscrite à un nouveau diplôme universitaire alors que j'avais pas fini le premier. Et qu'en plus des cours, des révisions et de mon boulot j'ai non pas un mais deux mémoires à rédiger avant l'été prochain. Dont un qui peut quand même avoir une importance non négligeable sur la suite de ma carrière. Je vais essayer de pas bâcler tout ça en m'y prenant tôt. On y croit (ou pas!).

Fig 3. La motivation


Fig 4. Autoportrait #67
- Jouer de la batterie sur scène : j'ai recommencé les cours en septembre et c'est vraiment trop bien. Oui non parce qu'en plus du boulot, du sport et des deux DU je dois aussi caler les répétitions de batterie et de l'orchestre où je joue de la flûte (traversière et piccolo hein, la flûte à bec c'est has been!).

Et une fois par mois y'a une scène ouverte à l'école de musique où on peut jouer n'importe quoi avec n'importe qui en mangeant de la charcuterie et en buvant des bières. That's the dream. La prochaine fois je me lance. Ou pas. Ou si. Allez.


- Tenir ma comptabilité à jour. Dixit la fille qui n'a pas commencé sa compta 2016 (en mode je fous tout dans un gros classeur en espérant que la prochaine fois que je les rouvrirai tout sera miraculeusement en ordre). Les professions libérales c'est le mal.

Bon maintenant je vais commencer à suivre mes bonnes résolutions et me bouger un peu parce qu'il est quasiment 16h et que je suis toujours dans mon lit. Mais les weekend prolongés ça compte pas si ?


9 novembre 2016

On ne change pas, on met juste les costumes d'autres sur soi (et voilààà)

Fig 1. Le mal

Ok j'avoue, le titre de cet article est complètement dû au fait que l’algorithme youtube (qui me connait si bien) vient de m'imposer cette chanson sur la super playlist basée sur mes goûts musicaux (du très très bon son donc si on me connaît bien).


Mais, signe du destin (ou pas), cette chanson c'est exactement l'opposé de ce que je voulais vous dire ce soir. J'ai vraiment l'impression d'avoir changé depuis le mois de juillet.


J'ai l'impression qu'en me coupant de mon ex, je me suis ouverte au reste du monde.


C'est peut être un peu parce que mon nouveau copain rigole beaucoup à mes blagues (et que du coup je songe à tout plaquer pour animer la matinale de rire&chanson), que mes copines m'ont fait 8000 compliments à la semaine les premiers temps pour essayer de combler ma blessure narcissique, que je suis redevenue la fifille à papa et maman tout l'été, que je reçois plein de messages adorables sur mon blog depuis près de 4 mois, mais en ce moment j'ai plutôt pas mal confiance en moi.

Fig 2. Anarchy in the mall

Je suis possiblement complètement désespérée et en manque de contact humain mais je prends plaisir à échanger des remarques anticapitalistes avec la caissière du BHV, à faire des blagues au vendeur mignon, à prendre des verres avec des gens perdus de vue depuis le lycée (et dieu sait que ça nous rajeunit pas tout ça dites donc!).

Avant je me considérais plutôt comme une fille timide. J'ai jamais eu peur de m'exprimer en public, mais à condition d'avoir des choses intelligentes à dire (parce qu'il faudrait pas non plus que le premier quidam venu puisse s'imaginer que je sois juste une fille un peu cruche non mais oh..).

Et comme je n'ai pas non plus tous les jours un QI de 250 (seulement quand je mange des space cakes en Hollande) ben des fois il s'écoule un temps fou avant qu'une pensée extra-lucide ne traverse mon esprit.


Mais depuis que je me suis faite larguée (et que j'ai démissionné), ma vie est un peu what-the-fuck. Je me dis que j'ai survécu à la plus grosse claque humaine de ma vie et que socialement parlant rien ne peut m'arriver de pire. Vous combinez ça à mon melon naissant et vous comprenez pourquoi en 2 mois j'ai plus échangé avec mon nouveau voisin qu'en 3 ans sur Paris.
 
Fig 3. CQFD

Il faut aussi avouer que je ne peux plus compter sur le capital sympathie de mon ex qui pouvait nous sortir de toute situation relationnelle compliquée avec son sens affiné de la rhétorique et une profonde indifférence pour le regard que les autres portaient sur lui.


Maintenant, c'est comme pour le repassage de mes tenues et la cuisson des coquillettes, je dois me débrouiller seule.


Et finalement, je me rends compte que je m'en sors pas trop mal.





4 novembre 2016

La solitude (2)

Ce titre fait référence à mon premier article posté fin juillet.

Je pourrais réécrire mot pour mot les deux premiers paragraphes. Alors oui, depuis, j'ai appris à vivre seule. Mais non, je trouve pas ça folichon. Ou sympa. Ou exaltant. Ou gratifiant, libérateur. Je trouve ça chiant.

Fig 1. Pain quotidien

J'imagine qu'il y a plein de gens très bien à qui ça convient, ou qui s'en accommodent facilement. Moi pas. Certes je trouve du plaisir à me retrouver au calme après avoir vu du monde, mais vivre seule au quotidien, c'est d'une tristesse...

Je m'occupe, je fais du sport, de la musique, du ménage, je vide quelques cartons quand je suis vraiment très motivée (ce qui n'arrive pour ainsi dire jamais), j'envoie des messages à mes copines, des fois je vais boire des verres improvisés avec des amis, et puis je rentre, et je suis seule.

Comme beaucoup je manque pas mal de confiance en moi. J'aime bien avoir quelqu'un pour me dire si ces chaussures sont assorties à cette veste, pour me remettre dans le droit chemin quand je psychotte pour rien, pour me valoriser en racontant ma journée de boulot (alors qu'en vrai je reste bloquée sur le seul petit échec du jour et que j'ai juste besoin d'être rassurée sur la qualité de mon travail).

Fig 2. Moi chez Picard

Ça fait quasiment 3 mois que je ne cuisine (quasiment) plus parce que seule je n'en trouve plus l'intérêt. Perdre 30 minutes à éplucher un oignon pour se retrouver à manger seule son poulet au curry je trouve ça encore plus déprimant que de me faire réchauffer un plat tout prêt pour célibataire exigeant.

Du coup quand je cuisine un truc je le poste sur instagram pour essayer de gratter je ne sais quelle reconnaissance virtuelle, à défaut d'avoir droit à un "merci, c'est très bon même si ça manque un peu de cardamone". Déprimant je vous dis.


Je peux pas demander à mes amis d'être mon conjoint de substitut, je peux pas compter sur mes parents comme quand j'avais 8 ans et demi. Je dois assumer seule le poids de la routine, de mes angoisses, de mes névroses.

Je rentre de trois jours en road trip solo aux Pays Bas et même si c'était magnifique et que j'ai passé de bons moments, j'arrêtais pas de me dire que ça aurait été tellement mieux accompagnée.



                                         

1 novembre 2016

To Do List Summer 2016 - Le bilan !

Bon je suis carrément à la bourre sur mon bilan prévisionnel de l'été 2016 que je vous avais listé ici. Mais là winter is coming (soon!) et je vous avais promis de refaire un point au début de l'automne, alors pointons allégrement aujourd'hui.

 
Fig 1. Autoportrait du 21 septembre
 

✔ Faire le plein de vitamine D et de mélanine : ok je vais pas me vanter 107 ans d'avoir passé mon été à glander au bord d'un lac/d'une rivière/d'une piscine/dans mon transat...

Mais pour la première fois depuis mon bac (oui après le bac c'est fini les 2 mois de vacances à la plage) j'ai recouvré un teint un peu moins mortifère (tout en diminuant mon espérance de vie, quel beau paradoxe !).




Fig 2. Trait d'esprit du jour, bonjour !
✘ Battre mon frère sur runkeeper : bon là autant le dire tout de suite... gros échec ! Il faut dire que le bougre y mettait du sien, à peine je venais de terminer toute fière une course de 6 ou 7 kilomètres que je recevais (dans les 5 minutes !) une notification du style :

"Votre grand frère bien plus sportif que vous viens de courir 10km alors qu'il sort d'une journée de boulot et en plus il a mis moitié moins de temps que vous et votre pauvre tour du lac. Envoyez lui un message pour le féliciter". 

Ok. Crève Runkeeper. (#articlesponsoriséoupas)



 
Fig 3. La base du régime
✔ Perdre 3 kilos : bon alors là je n'ai aucun mérite parce que j'ai vraiment mangé n'importe comment mais il faut croire que le régime stress + 869 caisses à déménager + je mange des céréales parce que j'ai la flemme de cuisiner et que j'ai 14 ans dans ma tête a bien fonctionné.

Le pire (ou plutôt le mieux ^^) c'est que je m'y attendais pas du tout, genre je suis montée sur ma balance en mode "voyons les dégâts après cet été ravageur" et là PAF 3kg300 en moins. Je pense que c'est le genre de truc qui n'arrive qu'une fois dans sa vie alors je profite !

Ou alors c'est le miracle de mon été passé à Lourdes.


Fig 4. Je n'ai qu'une philosophie
✘ Reprendre (et terminer) le top body challenge. Cette résolution n'aura pas survécu à mon retour sur Paris. Honnêtement j'ai eu 15 000 trucs à gérer et le sport a vraiment été ma dernière des préoccupations. Mais j'ai repris le tbc la 
semaine dernière avec deux copines et je suis vraiment motivée cette fois (dixit la fille qui a déjà deux séances à rattraper...). 


✔ Bouger de la maison : j'ai réussi à mettre ma dépression post couplitade de côté pour profiter un peu de mon (grand) retour dans le sud. J'ai squatté été à Capbreton, aux férias de Dax, à Toulouse, à Biarritz, à Hossegor et j'ai même improvisé un voyage en Normandie en rentrant. J'ai écumé la plupart de lacs et piscine à proximité de chez moi. Depuis mon déménagement j'ai été sur Lyon pour la thèse d'une amie, sur Dunkerke faire de l'humanitaire et je rentre de 3 jours en Hollande (à croire que la rupture a boosté mon budget voyage!).  



[En cours] Optimiser le déménagement en désencombrant mon appart : NON je n'ai toujours pas fini de vider mes cartons. C'est une philosophie de vie, j'aime être dans l'instant présent, pouvoir partir à la première envie. Ou alors j'ai juste une flemme terrible et 15000 trucs mieux à faire.

Fig 5. J'aurais pu être proctologue
  

✔ Retrouver du boulot (maintenant l'objectif c'est de le garder et d'arrêter de stresser pour rien en permanence)


 ✔ Apprendre à utiliser mon boucleur automatique toute seule (j'ai aussi appris à le laisser dans son emballage dans le placard ^^)




✔ Me trouver un ADT : je pense que c'est le truc que je pensais le moins réalisable de cette to-do-list. Alors que finalement tout s'est fait hyper naturellement. Bon comme je te l'expliquais là c'est pas vraiment un ADT finalement, mais plutôt mon petit copain de 15 ans et demi qui m'invite manger des tacos et marcher dans la rue main dans la main. N'appelez pas la protection des mineurs tout de suite, on avait dit que j'avais 14 ans moi aussi.


✘ Revoir l'ex dans le respect de la dignité de ma personne : on va dire que j'ai été digne 50% du temps. Après j'ai pleuré, j'ai insulté, et j'ai même parlé des mes hémorroïdes. Glamour jusqu'au dernier jour.

24 octobre 2016

I'm still standing (yeah yeah yeah)

Non non je ne vous ai pas abandonné de nouveau. J'ai juste des journées bien remplies et des projets plein l'agenda.

Fig 1. First lesson

J'ai commencé mes cours d'anglais médical la semaine dernière. Je caresse toujours le rêve de m'expatrier au Royaume-Uni l'an prochain mais je dois vous avouer que j'ai quelques appréhensions à sauter dans le grand bain all by myself like Bridget.

Après des années à me croire forte et indépendante j'apprends doucement à apprivoiser la solitude et à assumer seule mon caractère de merde fille qui sait ce qu'elle veut (ou pas).

Je rentre de trois jours sur Lyon. J'étais tellement heureuse de revoir mon groupe d'amis, mais je dois avouer que j'ai aussi apprécié passer des moments toute seule.


Je me souviens qu'avant, quand je partais en solitaire, mon seul objectif était de remplir ma journée au maximum pour me sentir efficace et avoir plein de choses à raconter. Maintenant j'arrive à prendre du temps et à flâner sans culpabiliser de ne pas exploiter à fond les moments passés dans telle ou telle ville.

Fig 2. No comment

Cette semaine je pars deux jours sur Calais essayer de soulager un peu ceux qui en ont (vraiment) besoin.

Je vous passerai mon analyse (peu pertinante) sur le merdier de la situation mais j'avoue que tout ça me motive à partir ailleurs (même si dans ce cas l'Angleterre n'est pas le choix le plus pertinant...).

Si vous voulez lire sur le sujet des avis plus intéressants que le mien je peux vous envoyer ici ou là.





Comme je fais le pont de la toussaint après la fin de la mission j'envisage de continuer la route jusqu'en Belgique ou aux Pays Bas pour quelques jours de vacances (mais elle bosse quand la fille en fait ?). Je n'ai toujours rien organisé parce que je ne suis pas encore sûre de moi mais plus l'échéance approche plus la perspective de ce petit voyage en solitaire m'enchante.

J'ai l'impression que la vie est moins facile quand on vis seule, mais qu'elle est aussi moins plan-plan. C'est le (gentil) revers de la médaille.


Fig 3. I'm such an anarchist

Je veux vraiment partir sur Londres l'an prochain en fait.



Dieu de la motivation faites en sorte que ce projet ne foire pas.



(maintenant que je l'ai écris ici je suis obligée de m'y tenir hein ?)


16 octobre 2016

Film du soir, bonsoir

En tant qu'apprentie célibataire bien clichée (la teinture blonde, le chat, toussa toussa) et comme apparemment certains me trouvent quelques ressemblances avec je suis allée voir hier soir le dernier Bridget Jones avec une amie (pour trouver de l'inspiration).

Honnêtement vu le matraquage marketing des dernières semaines je m'attendais vraiment à une grosse daube. Mais comme j'en avais aussi entendu du bien de la part de vrais gens (et non d'anonymes achetés conquis sur facebook) je me suis laissée tenter.

En vrai j'ai beaucoup (mais beaucoup!) rigolé. Puis c'était chou, émouvant, plein d'espoir, nostalgisant, bref, parfait pour une fille cucu comme moi. Mais même si vous êtes plus humour cynique que guimauve vous allez kiffer. 

Puis bon Mark Darcy quoi. Je sais pas si on a besoin d'autres arguments après ça.

Bref je le conseille à toutes les filles désespérées comme moi et aux autres. Je crois que ce soir je vais me (re)taper les deux premiers pour le plaisir (#kiffersondimanchesoir).




12 octobre 2016

Toc toc toc ?

Fig 1. Ou comment faire fuir ses lecteurs dès la première image

...Y'a quelqu'un ?

Je reviens par la petite porte après vous avoir m'avoir laissé pour morte (si si ça se dit j'ai mailé l'académie française!) pendant de nombreux jours (sauf pour ceux qui me stalkent sur instagram où j'essaie de poster quelques instants de vie !). Shame on me ! En vrai mon ordi m'a de nouveau lâché (#mortàlafnac) et celui de substitution était perdu rangé au fond d'un carton (comment ?? elle est toujours dans ses cartons ???).

Fig 2. Moi quand je relis mon blog
Bon bien sûr la première chose que j'ai faite en arrivant ici (après la poussière bien sûr #femmeparfaite) c'est de relire le dernier article que j'avais posté avant de faire ce ghost général de 3 semaines. J'ai ri jaune quand j'ai vu écrit "le gros de l'orage est passé" alors qu'on était le 22 septembre. Ah ah ah.

La dernière semaine de septembre a été relativement horrible (je dis bien relativement car j'ai déjà marché sur un lego une fois). Mon ex a été impitoyable/injuste/relou/insultant/odieux (n'en rayez aucun c'est cadeau). Il m'a fait endosser le rôle de la méchante et mal-organisée madame qui ne fait aucun effort sinon celui de lui pourrir la vie. Honnêtement pour avoir passé 9 ans et demi avec moi je crois qu'il a oublié ce que ça donnait quand j'étais vraiment chiante et revancharde.

Bien sûr tout ce temps je n'ai été qu'un chaton tendre plein de douceur et j'ai pas compris d'où tombaient tous ces reproches. Je crois que mars devait être aligné avec son trou du cul. Bref, on a rendu l'appartement, on s'est encore chamaillés à propos de la crise grecque (ou de l'argent qu'il me devait, j'ai pas bien compris), il a fini par me souhaiter un bon anniversaire et on est passés à autre chose (c'est à dire au silence radio).

Fig 3. Selfie du 29/09 - CQFD


Fig 4. Ce conseil vaut également pour les pizzas
J'ai donc emménagé dans mon nouvel appart de banlieusarde bourgeoise et j'ai eu 27 ans. J'ai inauguré mon salon encartonné en invitant deux amies et en mettant le feu à ma cuisine (dans le but secret de faire venir des pompiers sexy mais on a malheureusement réussi à contrôler l'incendie par nous même... arf..). Elles m'ont offert des torchons parce qu’apparemment je suis sale comme fille (j'ai vraiment des amis en or je n'arrête pas de le répéter).

J'ai mangé deux gâteaux d'anniversaire ce jour-là parce que je suis grosse c'était également mon premier jour dans mon nouveau boulot et pour faire la fille sympa j'ai amené un moelleux trois chocolats. On l'a partagé avec toute l'équipe en débriefant cette première journée et c'était trop chouette. Pour le moment ce job me plaît énormément, j'ai vraiment l'impression d'avoir trouvé ma voie et je bénis tous les jours Sainte Apolline de m'avoir donné la force d'aller voir ailleurs (en vrai je m'autocongratule surtout, dieu n'y est pour rien!). 


J'ai également reçu deux jolies bande-dessinées de la part de mon ADT (qui n'en est plus vraiment un, me glisse-t'on à l'oreillette !) en souvenir d'une exposition qu'on avait faite ensemble (ohlalaaaa) à l'institut suédois...  On continue nos balades adolescentes au bord de la seine en mangeant des glaces et en jouant de la flûte (ouais je suis le genre de meuf qui se balade en ville avec ses instruments "au cas où"). Je continue de l'épater avec mes plans de folie et je m'incruste un peu trop chez lui quand j'ai des obligations parisiennes. C'est chouette et j'ai eu 15 ans il y'a une semaine.

Je vous promets d'être plus assidue maintenant que j'ai retrouvé un clavier, un peu de matière grise, et quelques minutes de temps libre. J'ai plein de (belles) choses en tête que j'ai envie de partager avec vous. Bonne soirée à tous.



8 septembre 2016

La routourne (tourne)

Fig 1. Archive vidéosurveillance du salon
Hier mon ex est passé à l'appartement pour récupérer des papiers. J'en ai profité pour lui demander de trier diplomatiquement (et sans bain de sang) bouquins et dvd.

Alors petit aparté mais si vous êtes du genre à offrir des cadeaux aux "couples" plutôt qu'aux "individus" c'est juste la pire idée du siècle.

(mais Oriane ne t'inquiètes pas j'ai réussi à garder Shokuzai en feignant de sacrifier Melancholia que j'aime pas vraiment en fait) 

#jesuismachiaveliqueetjassume.


Fig 2. Définition du cool zen et détaché
J'étais cool, zen et détachée, il faisait beau, j'avais passé une bonne journée, je me sentais bien (et humble, comme d'hab).

Lui venait d'essuyer un énième refus pour un logement, sortait d'une journée de boulot, n'avait pas pu profiter du beau temps j'imagine, et en plus il s'était coupé les cheveux (du coup intérieurement je me suis dit que pour une fois j'avais vraiment le droit de penser que ça lui allait pas les cheveux courts sans culpabiliser).

Je bullais sur mon canapé en le voyant s'agiter dans mon champs de vision entre les livres, les papiers et l'imprimante.

Avant de partir je l'ai surpris fixer longuement le chat avec une détresse infinie dans le regard, vraiment j'ai du y regarder à deux fois pour être bien sûre que c'était le fauve du salon qui le mettait dans un état pareil (et pas une apparition foudroyante de la dame blanche). Et là ça a fait un déclic dans ma tête. Là, à ce moment précis, 18h32 et 44 secondes, il vivait la rupture plus mal que moi. Qu'il regrette Douchka, notre super appart, ou ma prune, peu m'importait. Le voir triste m'a fait réaliser que j'étais heureuse en ce moment, que la vie était belle et légère et que je comptais bien en profiter tant que ça durerait.

Je n'ai pas eu envie de le consoler, pas eu envie de l'enfoncer non plus, j'ai simplement détourné le regard pour le laisser gérer seul sa nostalgie ou ses regrets.

Tout ça pour dire qu'en ce moment, je suis bien. Juste bien, et ça me va très bien (ça tombe bien). Je me surprend à sourire niaisement dans la rue quand une idée chouette me traverse la tête. Je n'ai pas d'autres projets que d'être heureuse aujourd'hui, et pour la première fois je crois que je m'en donne vraiment les moyens. Finalement il n'y a pas meilleure guide que l'expérience. Hormis peut être l'intuition. Alea jacta est.

Fig 3. La citation des minions c'est cadeau. Non non ne me remerciez pas !


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