Ce soir c'était révisions, mais je mets le CD de Sia (ouais j'achète encore des CD à la fnac même si je tiens à ma réputation de badass) et c'est une autre soirée qui commence.
Non mais cette chanson je pourrais pas vous expliquer à quel point je la kiffe, je passe ma vie à la chanter, à mes copines, sous la douche, sur snapchat, dans ma voiture, avec mon chat...
Bon de toutes façons je suis sur mon blog et j'y poste bien ce que je veux. Donc ce soir ce sera SIA. Enjoy mes goûts en cartons !
Fig 1. 20 ans d'amitié qui se terminent
par une phrase malheureuse
Hier soir je suis allée au cinéma avec un couple d'ami (c'est ma spécialité en ce moment de traîner avec des couples qui veulent bien de moi!).
On est allés voir La La Land dont je n'avais absolument pas entendu parler avant le battage médiatique du métro parisien et les conseils d'une autre amie.
Alors je vous préviens tout de suite, étant en amour transi depuis des années devant Ryan Gosling et ayant passé mon adolescence à mater en boucle Moulin Rouge et Across the universe, cet article va être complètement subjectif et dithyrambique.
J'ai l'impression que dans tous les films qui m'ont marqué, la musique a une place très importante.
Je ne sais pas si ce genre de film peut toucher n'importe qui, mais il est sûr que depuis hier La La Land m'a complètement retourné la tête. Pour vous la faire courte c'est du cucu dansant et entraînant, la copine avec qui j'étais a même quitté la salle en faisant des arabesques pendant que son mec qui avait subi les deux heures de film la regardait sans trop comprendre.
Alors que la personne qui me servait de meilleure amie jusqu'à il y a environ 25 minutes, se mate Blue Valentine et La La Land et on en reparle après si j'accepte de lui ré-adresser la parole.
Fig 2. Ryan vite fait mon cul !
Et pour les autres filez-y avant qu'il ne remporte ses 809 oscars et qu'on vous tanne à longueur de journée avec les "keu-ment ??? tu ne l'as pas encore vu ??? mais il est TROP bien pourtant !"
(Et si vous tardez pas trop vous aurez même le plaisir jouissif de pouvoir balancer cette phrase à une grosse partie de votre entourage). La VF est interdite of course.
J'ai pas réussi à vous trouver la version radio que j'adore (et qui est un peu plus incisive), mais cette chanson c'est typiquement LA chanson que je chantais à tue-tête dans ma voiture depuis des années (notamment pour recouvrer un peu d'énergie après une journée de boulot) et pour laquelle j'ai eu un déclic la semaine dernière (approximativement à la 115678ème écoute) en mode "Haaaaaaan mais c'est TELLEMENT vrai, mais c'est TELLEMENT moi !"
Sinon Francis, je l'aime d'amour. Je sais toujours pas si ce monde est sérieux mais quand je l'écoute moi ça me donne envie d'y croire à nouveau. #articlecucunuméro890 #internezlà #ouaumoinsenlevezluisonordipasséminuit
Ce titre fait référence à mon premier article posté fin juillet.
Je pourrais réécrire mot pour mot les deux premiers paragraphes. Alors oui, depuis, j'ai appris à vivre seule. Mais non, je trouve pas ça folichon. Ou sympa. Ou exaltant. Ou gratifiant, libérateur. Je trouve ça chiant.
Fig 1. Pain quotidien
J'imagine qu'il y a plein de gens très bien à qui ça convient, ou qui s'en accommodent facilement. Moi pas. Certes je trouve du plaisir à me retrouver au calme après avoir vu du monde, mais vivre seule au quotidien, c'est d'une tristesse...
Je m'occupe, je fais du sport, de la musique, du ménage, je vide quelques cartons quand je suis vraiment très motivée (ce qui n'arrive pour ainsi dire jamais), j'envoie des messages à mes copines, des fois je vais boire des verres improvisés avec des amis, et puis je rentre, et je suis seule.
Comme beaucoup je manque pas mal de confiance en moi. J'aime bien avoir quelqu'un pour me dire si ces chaussures sont assorties à cette veste, pour me remettre dans le droit chemin quand je psychotte pour rien, pour me valoriser en racontant ma journée de boulot (alors qu'en vrai je reste bloquée sur le seul petit échec du jour et que j'ai juste besoin d'être rassurée sur la qualité de mon travail).
Fig 2. Moi chez Picard
Ça fait quasiment 3 mois que je ne cuisine (quasiment) plus parce que seule je n'en trouve plus l'intérêt. Perdre 30 minutes à éplucher un oignon pour se retrouver à manger seule son poulet au curry je trouve ça encore plus déprimant que de me faire réchauffer un plat tout prêt pour célibataire exigeant.
Du coup quand je cuisine un truc je le poste sur instagram pour essayer de gratter je ne sais quelle reconnaissance virtuelle, à défaut d'avoir droit à un "merci, c'est très bon même si ça manque un peu de cardamone". Déprimant je vous dis.
Je peux pas demander à mes amis d'être mon conjoint de substitut, je peux pas compter sur mes parents comme quand j'avais 8 ans et demi. Je dois assumer seule le poids de la routine, de mes angoisses, de mes névroses.
Je rentre de trois jours en road trip solo aux Pays Bas et même si c'était magnifique et que j'ai passé de bons moments, j'arrêtais pas de me dire que ça aurait été tellement mieux accompagnée.
Avant j'étais vraiment du genre à tout intellectualiser. J'essayais de rationaliser la moindre de mes émotions, de ses réactions, de nos conversations.
Après la rupture j'ai vraiment fait un reboot cérébral comme je vous en parlais ici les premiers jours. J'ai du réapprendre à marcher sans lui, à tenir des conversations de plus de trois phrases, à me retenir de pleurer devant mes collègues et mes patients, à m'orienter dans une grande surface, à écrire des messages censés.
J'ai finalement retrouvé la quasi totalité des mes capacités cognitives avant de retomber dans le cucu de mes 14 ans. En ce moment je dois gérer une bipolarité plus complexe que celle des débuts. Beaucoup plus agréable également. Des dilemmes du style : je fais trois cartons pour avancer dans mon déménagement ou je vais discuter de la crise grecque au jardin du Luxembourg? J'envoie un smiley qui rougit ou avec des petits coeurs ? Je termine cet article ou je rejoins ma copine à la défense ?
Depuis hier, je retrouve mes vieilles habitudes et j'essaye de mettre des mots sur ce que je ressens. De faire la part de cucu, de projection, de réalité et de sentiments dans tout ça. Bien entendu j'en suis profondément incapable parce que tout est si nouveau pour moi. Alors j'ai décidé de faire des cartons au lieu de continuer à emmêler les six neurones qui gèrent plus ou moins ma vie en ce moment.
Fig 2. Illustration de merde #4564
Puis j'ai entendu une chanson. Quand elle s'est terminée je me suis rendue compte que je souriais bêtement depuis 3 min 30. Je me suis dit que j'étais tellement heureuse qu'il fallait que j'écrive un article. Puis j'ai réalisé que j'avais rendez-vous avec ma copine dans 1h. Et je me suis dit "oh et puis mince ce ne sera que le 156ème article qui se termine sur un pied de nez!"
Comme je vous le disais avant hier, en ce moment je suis juste heureuse (et c'est déjà beaucoup). Être heureux, ça balaye le stress, la fatigue, les petites déceptions du quotidien (genre les gens qui ratent un bus alors que le prochain est littéralement dans 3 semaines), les formalités qui donnent mal à la tête et les minuscules bobos aux pieds.
Hier après m'être rendue une semaine trop tôt (non le bonheur n'éloigne pas la connerie) à une trentaine de kilomètre de chez moi (et je vous promets que 30km en région parisienne à 18h c'est loin d'être une blague) et alors que j'hésitais entre dormir sur place pour attendre 23h pour repartir et rentrer directement dans les Pyrénées (vu que finalement ça prendrait aussi longtemps) je suis tombée sur cette chanson et genre pour la première fois de ma vie je l'ai vraiment comprise (genre avec les tripes, frissons, déclic surjoué comme au théâtre et tout !).
Parfois on regarde les choses telles qu'elles sont en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être en se disant pourquoi pas.
Même après 158 écoutes en boucle à chaque fois que j'entends cette phrase je suis là "ah mais oui mais c'est ça ! c'est tout à fait ça !! elle est forte n'empêche !" (je parle pas toute seule chez moi je vous rappelle que j'ai un chat...).
Si je devais revenir il y'a deux mois, sur le radeau dans lequel ma copine ramait depuis deux heures après que j’eusse transformé son salon en piscine municipale (retour des métaphores et emploi du subjonctif plus que parfait un samedi matin à 8h je crois que le bonheur me transcende) je me dirais exactement les mots qu'elle a prononcé ce soir là :
Je te dis pas que ça va aller mieux, parce que là c'est juste inconcevable pour toi. Mais je te promets que dans quelques temps tu repenseras à tout ça et ce sera plus aussi douloureux. Et je serai là pour te dire "AH tu vois que j'avais raison !"
Fig 2. #jesuisunpetitchat
Alors aujourd'hui, je l'admets devant la France entière réunie sur ce blog, Laurie, tu avais raison ce soir là et tous les soirs qui l'ont suivi d'ailleurs. Sur le moment j'entendais pas vraiment ce que tu me disais et je me contentais d'osciller la tête le nez plongé dans mon thé brûlant. Mais faut croire que tes mots se sont fixés dans un coin de ma tête en attendant que je puisse les comprendre un jour.
Avec tout ça j'allais oublier la chanson. Alors enjoy !
Je suis fatiguée ce soir, j'ai visité pleins d'appartements aujourd'hui et marché toute la journée.
Je voulais juste partager avec vous une chanson de Souchon que j'aime beaucoup. C'est marrant parce qu'à chaque fois que je l'entends à la radio (une fois par an environ) j'oublie systématiquement la fin.
A écouter jusqu'au bout donc. Belle soirée à tous :)
J'avais commencé à vous pondre (oui oui les articles je les ponds) un petit récapitulatif de mon mois d'août de vadrouilleuse avec plein de photos et tout, mais mon ordinateur de dépannage en a décidé autrement et je vais donc devoir improviser autre chose.
Alors comme je suis fatiguée et que j'ai encore mes valises à faire je vais vous laisser écouter une petite chanson (que j'aime beaucoup beaucoup), ça vous prendra autant de temps que de lire un article bâclé, et moi je vais pouvoir commencer à plier mes petites culottes.
Fig 1. Je devrais peut être me refaire une frange !
Maintenant que je commence à identifier mes moments de blues, il faut aussi que j'apprenne à trouver ce qui me fait du bien dans ces moments là.
Comme beaucoup des congénères de mon âge, j'ai été élevée avec un lecteur cd/cassettes, Henry Dès et les Beatles dans les oreilles toute la journée (merci maman, merci papa). J'écoute de la musique chez moi, en voiture, dans le métro, en courant, dans mon bain, quand j'épluche des légumes, quand je révise des cours, quand je soigne des patients, quand je fais la sieste (liste non exhaustive).
Bien sûr chaque chanson est propice à un moment, et aujourd'hui je ne vais pas vous parler de la musique que je savoure quand je me vernis les pieds (ça pourra faire l'objet d'un second article s'il y a des amateurs!) mais de ces morceaux qui me mettent le sourire aux lèvres quand j'en entends les premières notes et me font sentir comme Leo quand il crie "I'm ze kiiing of ze world !! yiiihaa"
Alors bien entendu il y'a des chansons honteuses dans le lot hein ! Mais qui pourra me lancer la pierre ? Alors je vous préviens on va commencer assez fort...
Julien Clerc - Ce n'est rien
Alors ce n'est pas une excuse mais ma mère a bourré mon cerveau malléable d'enfant de sa voix chevrotante à tel point que petite je voulais appeler ma fille Niagara (jusqu'à ce qu'elle brise mes rêves en m'expliquant que ce n'était pas un vrai prénom). D'ailleurs en la réécoutant ça veut dire quoi exactement "Tu vas faire monter la sève" ...?!?!!
Kim Wilde - Cambodia
Alors là je crois que cette chanson c'est universel. Elle me fait le même effet qu'à Romain Duris déprimé depuis des semaines par un chagrin d'amour (d'ailleurs maintenant que j'y pense je crois qu'il faut à tout prix que je revois "Dans Paris"). Mais je vous promets que quand je suis dans la rue et que j'entends cette chanson dans mes écouteurs, je ne marche plus, je flotte.
The Killers - When you were young
Cette chanson je l'écoutais tous les jours quand j'allais au boulot, la mort dans l'âme, dans un cabinet pourri il y'a 3 ans. Si je vous raconte que je suis allée en Espagne pour un super festival de rock, que j'ai chopé la turista en mangeant une salade mal lavée et que j'ai passé le concert entier de Brandon Flowers dans un hôtel à 10km de là à vomir mes tripes, pour entendre mon petit frère me raconter le lendemain que "C'était trop bien, il a même joué When you were young !!". AHhhhhhhhhhhhhhhhh! Ma vie n'est qu'une succession de longues déceptions en fait !
Indochine - L'aventurier
Un jour j'ai demandé à mon père où il avait mis le vieux lecteur vinyle qu'on avait quand on était petits. Il me l'a donc installé dans ma chambre et m'a sorti les quelques disques qui lui restaient. En tombant sur celui là il m'a confié "ahhhh quand j'étais étudiant je passais des heures à l'écouter en boucle sur mon lit en fermant les yeux". C'était le début de ma longue histoire d'amour avec Nicola Sirkis (qui a l'âge de mon père en fait, creepy!).
Train - Drive By
Non mais celle là aussi je sais pas, c'est chimique, je l'entends, passé le "New York and Santa FeoOow" je suis direct en vacances sur la route de la plage, même si en vrai il fait 3 degré et que je suis bloquée sur le périph' parisien. Non mais sérieux, c'est la coolitude absolue cette chanson quoi !
Sia - Chandelier
Bon ça, c'est typiquement la chanson que je mets quand je veux me motiver pour faire le ménage. Et généralement je finis par lâcher mon balais pour attraper mon chandelier (oui, je suis une vraie adulte, j'ai un chandelier chez moi!) et à chanter beugler les paroles en le prenant pour un micro. Tu rajoutes à ça le fait que le clip c'est une vraie allégorie de ce qu'il se passe dans mon cerveau ces jours-ci (les grands écarts en moins) et Sia mérite amplement sa place dans ce listing.
La Reine des Neiges - Libérée, Délivrée
Là, c'est le moment où vous me détestez instantanément tous et toutes. Alors ok, on l'a entendu des tellement de fois qu'elle nous sort par les oreilles (surtout si on a des neveux ou un petit frère de... attendez... 24 ans !) et qu'il suffit qu'on en parle pour l'avoir dans la tête pour une durée de 24h renouvelables. Mais bon, moi je peux l'écouter 236 fois dessuite juste pour entendre "je ne reviendrai pas, le pas-sé est pas-séhé!. J'assume! (ou presque). Et en version française of course !
The Cure - Boys don't cry
Non mais cette chanson aussi, c'est la chanson post rupture remotivante par excellence. La musique, les paroles tout y est. Quand t'as l'impression d'être juste une énorme faille narcissique, que personne ne t'a jamais aimé et ne t'aimeras plus jamais. Et qu'en fait tu réalises que t'es pas la seule à souffrir, c'est juste que t'es un peu plus faillible humaine et que tu laisses tes émotions prendre le dessus mais qu'en vrai, c'est pour tout le monde pareil.
J'en profite pour passer une annonce ! Qui veut bien m'accompagner au concert des Cure sur Paris en novembre prochaiiiiiiiiiiin ?
Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive. Vous pouvez aisément rajouter le répertoire complet de Jean-Jacques Goldman, des Beatles, un peu de Miley Cirus et de Taylor Swift (même si ça aussi je l'assume que très moyennement), du Of Monsters and Men, la BO de Juno, du Bonnie Tyler, Linkin Park, The Offprings et tout ce qui concerne de près ou de loin Pete Doherty, Brian Molko ou Sting.
Si vous vous appelez Kathy ou que vous avez compris d'où venait le nom de ce blog (sinon faut faire un tour ici, c'est la base !), vous savez déjà que j'aime d'amour Etienne Daho.
Si vous avez déjà été largué(e), vous savez aussi que généralement y'a une chanson qu'on écoute en boucle ou qu'on chante mélancolique dans la voiture ou dans sa salle de bain en se brossant les dents (à éviter quand même car ça fout du dentifrice partout).
Alors avant de vous faire découvrir cette chanson et son clip fabuleux made by Jean-Pierre Jeunet (oui Clémence c'est le réalisateur d'Amélie Poulain), quelques petites précisions :
- Même après 978 560 écoutes je n'ai toujours pas compris les paroles (ni le titre, cela va s'en dire)
- Oui je chante en yaourt après le premier "si tu viens n'attends pas qu'"... qu'... qu'au bout du corps d'eau non quand elle danse..??
- Mon passage préféré (hormis les "bibop" et les "dam di da") que je chante en hurlant dans ma voiture depuis des années c'est "Je m'étourdis ça ne suffit pas à m'faire oublier que t'es plus làààà ! J'ai gardé cette photooooo pour toi ce photomaton que t'aimais pôôôô" (mais maintenant je le chante en le pensant vraiment quoi ! tmtc!)
Bon si vous n'avez toujours pas compris de quelle chanson il s'agit c'est vraiment que vous avez vécu sans radio ces trente dernières années.