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Fig 1. Le sens de la vie |
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Fig 2. Fin en soi |
Sur le papier on lui donnerait volontiers le titre d'Homme de ma vie. Il a d'ailleurs sûrement dû m'arriver d'employer ce terme un jour ou un autre. La suite vous la connaissez maintenant, on a rompu, je suis passée plus ou moins à autre chose, puis plus ou moins à autre chose qu'autre chose, et aujourd'hui je passe un temps démesurément indécent avec un autre garçon.
Bref, cette rencontre a peu ou prou chamboulé mes certitudes. Finalement on s'en fout un peu de raconter comment ça s'est passé, une histoire comme des milliers d'autres. Mais ce qui me laisse toujours sur le cul près de 3 mois après avoir rencontré ce type, c'est de voir à quel point il me correspond. J'ai peut être oublié la niaiserie des premiers mois de mes anciennes relations, mais je passe mes journées à rire comme une baleine. Moi qui ne suit pas du matin, j'arrive à apprécier sa présence même les jours de boulot, la première fois j'ai même littéralement recraché mon lait en entendant ses conneries.
Il a survécu successivement aux crash-tests des nuits avec chaton intégré, de ma tronche et mon humeur massacrante après une grosse engueulade au boulot, au repas avec mes frangins, aux soirées cancoillottes avec mes amis.
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Fig 3. Le plus dur ça a été le test de la couette |
Bref, arrêtée au feu rouge ce soir là, j'ai commencé à réfléchir, à essayer de mettre mes sentiments dans des cases, à me demander à quel moment ils seraient légitimes et autres divagations farfelues que seuls les bouchons de la région parisienne peuvent vous inspirer.
Le fait est que j'ai oublié comment c'était d'aimer mon ex. Rapidement d'ailleurs, j'ai commencé par oublier ce que l'on pouvait se dire tous les soirs quand je l'appelais en sortant du boulot. J'ai oublié ses baisers, sa tendresse, l'optimisme qu'il m'inspirait. J'arrive à me souvenir des moments où je l'aimais, des pensées que j'ai pu avoir, de son sens de l'humour et de ses sourires, mais le reste, néant, nada. Ce qui faisait le plus mal les premiers temps, c'est justement ce vide abyssal qui me serrait les tripes quand je pensais à lui. La douleur immense de ne plus avoir de sentiments auxquels se raccrocher.
Parler d'"Homme de sa vie" à 27 ans, c'est forcément une énorme connerie. Mais je pense que cette notion est déjà une absurdité en elle-même. Comment comparer quelque chose qui n'existe plus avec ce qui est aujourd'hui réel, palpable ? Comment mettre en parallèle des sentiments aussi différents que les personnes pour lesquelles on les éprouve ?
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Fig . Déformation professionnelle |
Il y a 1 an j'avais de beaux projets mais aujourd'hui j'en ai des nouveaux, plus petits, plus proches, mais tellement chouettes. Je crois que je vais garder le terme d'Homme de ma vie pour mon père ou l'un de mes frères, et continuer à profiter tendrement de cette nouvelle chance qui s'offre à moi.
1 commentaires:
Toujours un plaisir de te lire... Moi si ya bien une chose que j'ai comprise à ma dernière rupture, c'est que J'étais la seule et unique femme de ma vie (et j'aurais pas d'homme de ma vie sauf si je me fais opérer). Point. Et j'ai toujours pas changé d'avis, même mariée.
Bioudoux,
Pao
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