Cela va bientôt faire un an que j'ai
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Fig 1. En vrai c'est moi qui rassure les autres |
Je le répéterai jamais assez, mais dans mon malheur j'ai eu la chance d'être extrêmement bien entourée. J'ai une cellule amico-familiale qui m'a coucougnée (oui je viens du sud) H24 pendant près de deux mois. Un relai presque ininterrompu de câlins, mouchoirs, mots doux et autres crumbles. Des soirées pyjamas aux voyages, des journées au bord de l'eau aux feux d'artifices sur la plage, j'ai vécu à la fois le plus dur et le plus doux des étés.
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Fig 2. Moi il y'a 6 mois
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La vraie solitude, je ne l'ai jamais connue, et je ne la souhaite à personne. Je pensais être bien placée pour en parler, mais c'était juste mon désespoir qui s'exprimait.
A chaque article un peu triste que j'écrivais, j'avais systématiquement des retours de mes amies pour savoir comment ça allait et si l'on pouvait se voir.
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Fig 3. Tmtc |
Il m'a fallu du temps et une dose de courage pour venir à bout de tous ces cartons remplies de ma vie d'avant que j'avais laissé dans un coin de mon appart. Un bon paquet de nuits à dresser mon chat à dormir collé contre moi sous la couette. Des mois avant de ne plus regretter mon appartement parisien.
Aujourd'hui, je suis heureuse d'habiter seule, de recevoir parents et amis quand ça me chante, de me planquer dans ma chambre avec un bol de céréales et une série quand j'ai la tête à rien d'autre, de jouer de la batterie ou de la flûte sans déranger personne (hmm mes voisins passent pas par là ?).
J'adore passer du temps chez mon copain dans son immense colloc, me siffler des bières dans son jardin et cuisiner pour un régiment. Mais je suis contente de rentrer chez moi, retrouver mon chat et ma tranquilité de pré-trentenaire. Saluer mes voisins, faire mes courses à côté, traîner en ville ou dans le parc.
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Fig 4. Quotidien |