4 août 2016

Et de trois...

Fig 1. Non Fort Boyard ce n'est pas ringard, ils ont su se renouveler (ou pas!)



Ca y'est, nous y sommes ! Voilà maintenant 21 jours que j'ai réintégré le club des célibataires à durée indéterminée. Après un premier et un second bilan, il est temps de faire celui de la troisième semaine.





Honnêtement, cette semaine, j'ai l'impression d'avoir enfin sorti la tête de l'eau. J'ai arrêté de me torturer en pensant aux 679 heures qui s'étaient écoulées depuis le dernier burger qu'on a mangé en tête à tête (ou en épaule à épaule vu qu'on matait une série sur le canap). J'ai arrêté de lui envoyer des sms gentils, je m'autorise quelques sms de troll par ci par là pour le faire tourner en bourrique (comme hier soir où je lui ai envoyé la photo d'une magnifique araignée toute grande et toute blanche rencontrée sur un pont et qui m'a gentiment rappelé que monsieur en avait la phobie!) ... 
(Et oui ce message était tellement bien qu'il a survécu à la règle des 15 et même des 30 minutes)

J'ai arrêté d'être triste passé 22h, j'ai arrêté de compter les heures que j'avais réussi à passer sans pleurer d'ailleurs j'ai aussi arrêté de pleurer je crois. Je me souviens la première soirée que j'ai passé à me morfondre sur le super canapé kingsize de mon amie (purée d'ailleurs je vais enfin pouvoir m'acheter un sofa de compétition sans entendre la voix du monsieur souffler "hannn mais c'est trop imposant un machin comme ça j'en veux pas de ta méridienne moi!"), elle m'a dit que pour le moment c'était dur et qu'à part pleurer y'avait pas grand chose à faire, mais qu'elle me promettait qu'un jour je repenserai à tout ça et que ça irait mieux.

Et moi entre deux ravalages de morve je répondais (je vous l'écris en saccadé à cause des sanglots pour que vous puissiez vivre le truc !) "oui... mais.... moi.... je... veux... pas...l'oublier !!!.. Je.. veux.. pas aller... mm...mmm....mieux !". Alors aujourd'hui je vais rester humble parce que je sais que la rupture c'est deux pas en avant, trois pas en arrière, je vais pas vous dire que ça y'est ça va mieux parce que peut être que d'ici 5 minutes ou 3 jours je vais de nouveau avoir droit à un squattage en règle de Leah-la-dépressive. Mais aujourd'hui, j'ai envie d'aller mieux. J'ai envie de passer à autre chose, de passer des super vacances, de boucler le déménagement, de changer de ville, de trouver un nouveau job (et un nouveau resto à burger of course!).

Fig 2. On tomberait presque dans le kitsh ici !

D'ailleurs je dois filer rejoindre mon frère et ma belle-soeur. Merci de m'avoir lue, même quand j'étais triste et pas très drôle. Ecrire sur ce blog et essayer de le faire vivre un peu ça m'a énormément aidé pendant ces trois semaines. C'est peut être illusoire mais je me sens un peu moins seule dans l'immensité de l'univers (et d'internet) grâce à vous.



Et bien sûr je refais une 151ème dédicace à mes amies que j'aime et qui me soutiennent depuis le premier soir.

3 août 2016

J'ai quelque chose à vous dire...

Fig 1. Les citations des minions c'est trop la vie tmtc


Aujourd'hui, c'était la dead line que je m'étais fixée, plus le choix, il allait falloir annoncer LA rupture aux copines. Je m'étais dit que j'aurais l'excuse de l'Autriche (et des frais d'itinérances exorbitants) pour éviter les appels larmoyants où tu dois réexpliquer 6 fois de suite les tenants et les aboutissants du schmilblick (oui j'ai emporté la Leah aigre en soute dans l'avion c'est bonus!) et que les gens seraient contents de me savoir en famille, dans une ville chouette, plutôt que seule à mater des séries en boucle dans notre appart parisien.




Les premiers jours (hormis quelques amis très proches sans qui la survie est juste impossible), tu trouves 8000 bonnes raisons de pas l'annoncer au monde entier. Déjà, s'il change brutalement d'avis en se disant que tes pancakes c'était quand même les meilleurs de l'univers (oui j'ai une haute estime de mes pancakes - avis aux amateurs!) ben tu passeras pour une débile qui n'a pas su distinguer une véritable séparation d'une crise passagère. Ensuite, s'il commence à changer d'avis mais que tout le monde est déjà au courant ben peut être qu'il aura pas envie de passer pour une girouette ou un salaud qui change d'avis comme de chemise et que du coup il te rappellera pas. Enfin, j'avais pas envie que mon couple pour lequel j'avais tant d'estime (oui on faisait les meilleures pâtes au saumon quand on s'y mettait à deux!) devienne le sujet de ragot numéro 1 de Toulouse-Les-Bains.

Le fait que Toulouse (où habitent la plupart de mes amis de fac) soit distant de plusieurs centaines de kilomètres de Paris (où habitent mon chat, mon ex et moi.. Tiens ça fait un peu nom de comédie américaine non ?) m'a quand même pas mal aidé à garder le "secret" pendant ces trois semaines. J'avais besoin d'encaisser un minimum la nouvelle avant d'en parler autour de moi. En fait, une fois que l'entourage est au courant, tu ne peux plus nier la nouvelle, t'es obligée d'encaisser le truc et d'avancer parce que ton couple, ça y'est, il existe plus aux yeux de personne.

Mais pour moi c'était trop compliqué d'expliquer tout ça aux autres alors que je comprenais encore pas grand chose à ce qu'il se passait. Il a fallu que je prenne le temps d'envisager tout ce que la rupture impliquait, de comprendre que c'était définitif et que j'avais pas d'autres choix, pour commencer à en parler à mon cercle d'amis. Me fixer une date limite pour l'annoncer a pas mal aidé également, je pense que sans ça j'aurais pu rester encore longtemps dans la zone grise où je continuais à répondre normalement aux personnes qui prenait des nouvelles de moi et de monsieur.

Fig 2. Choupitude absolue

Aujourd'hui, je me sens plus légère de ne plus mentir à mes amis, mais surtout j'ai reçu plein de marques d'affections qui ont réchauffé mon petit cœur en morceaux. Mais je ne regrette pas d'avoir pris le temps, le temps d'aller mal, le temps de réaliser, le temps de commencer à rebondir un chouya après avoir touché le fond avant de leur dire même si certains soirs je me sentais seule.


Maintenant il me reste plus qu'à rentrer sur Toulouse pour faire la tournée des gros câlins...


2 août 2016

Le départ (en vacances)

Fig 1. Illustration de qualité
Voilà, j'ai quitté notre appartement pour rejoindre mes parents chez mon frère sur Vienne. J'attends patiemment que le panneau d'affichage se décide à m'indiquer sur quel fauteuil près de quelle porte je dois asseoir mon royal fessier. Et pour parfaire le cliché, je suis entrain de manger un sandwitch triangle qui doit être de qualité très supérieure étant donné qu'il m'a coûté environ deux bras et un rein.

Jusqu'à 10 minutes avant mon départ de l'appartement, je réalisais pas ce que ce "départ" impliquait. Puis j'ai essuyé trois verres et plié une serviette et je me suis dit que punaise, c'était une des dernières fois que je mettais mon appart au propre. Que quand je reviendrai dans 4 semaines, il serait à moitié vide des affaires de monsieur (bon ok, plutôt au quart vide vu la bordélique accumulatrice de trucs que je suis!) et qu'il faudrait commencer à faire les cartons, poser le préavis de départ, trouver un nouvel appart, résilier edf et internet (et patati et patata toute la journée ça n'arrête pas on connait le refrain...).

Comme vous le savez si vous avez lu mon blog depuis le début, je traverse une sévère phase de schizophrénie au point où mes copines ne savent plus si je rigole ou si je pleure quand je les appelle de bon matin. Ce soir, dans le terminal 3 de l'aéroport, je dois gérer Leah l'énervée, Leah dépressive et Leah l'optismiste, autant vous dire que pour partager le siège de la compagnie low cost à trois ça va pas être de la tarte !

Leah l'énervée en veut (mais tellement!!!!) à monsieur l'ex de lui gâcher ses vacances, elle qui se faisait une joie à l'idée d'avoir enfin de vraies vacances (comprendre, qui durent plus de deux semaines), elle qui se faisait une joie à l'idée de quitter son boulot, elle qui se faisait une joie à l'idée de valider la première année de son diplôme, elle qui se fait plus aucune joie de rien tellement sa vie est devenue compliquée !

Leah la dépressive est à la limite de reprendre le RER dans l'autre sens pour rentrer chez elle et le supplier de revenir, qu'elle sera prête à se faire des jolies boucles tous les jours, qu'elle l'embêtera plus quand il oubliera les clés dans la serrure, qu'elle saura lui prouver que le couple ça peut être trop bien en fait et que l'amour ça triomphe de toutes les bêtises non ?

Et Leah l'optimiste qui a bien du mal à faire entendre sa voix tellement la furax gueule comme un putois et la malheureuse mouche comme un canard (oui il faut m'entendre me moucher pour le croire! Mes parents ont pas pris l'option discrétion à la naissance). Qui essaye de dire aux deux autres avec sa petite voix que quand même, on a pas le droit d'être triste quand on part en vacances, pas le droit de s'énerver quand on a autant de gens qui prennent soin de nous au quotidien, et que flûte de zut la vie ne s'arrête pas à un garçon et qu'on peut pas se proclamer féministe à longueur de journée et être dépendante à ce point d'un mec !

Je les laisse débattre encore un peu en finissant ma bouteille d'eau à 18€ puis faudra bien qu'elles se décident, parce que y'aura pas la place pour 15 personnes dans cet avion...

Fig 2. On est plusieurs dans ma tête

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